Brexit : Debout La France Bretagne demande à l’Etat français de négocier directement avec le Royaume-Uni

Depuis plusieurs jours, les articles se multiplient et expriment une inquiétude légitime sur les conséquences d’un Brexit sans accord pour la Bretagne. Notre économie, déjà mise en difficulté par la désastreuse gestion de la crise sanitaire du gouvernement, en sortirait plus affaiblie encore.

Dans un rapport de 2018, le Conseil Economique Social et Environnemental régional (Ceser de Bretagne) a identifié de nombreuses menaces pour notre région dans des domaines comme :

-la pêche: les navires bretons réalisent 50 % de leurs activités dans les eaux britanniques

-l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire: le Royaume Uni est le 5e client de notre région

-le transport : 80 % des passagers de la compagnie bretonne Britanny Ferries (déjà mise en difficulté par la crise sanitaire) sont britanniques.

-le tourisme : nos voisins représentent la 1ere clientèle étrangère de notre hôtellerie.

Les dangers sont similaires pour nos concitoyens de Normandie et des Hauts de France dont l’économie est aussi liée au Royaume-Uni. La France ne peut que souhaiter un accord gagnant-gagnant. Malheureusement, ce n’est pas ce vers quoi nous semblons nous diriger

L’intransigeance du négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, et de son équipe nous démontre que l’UE cherche avant tout et surtout à punir la Grande Bretagne pour le Brexit , ce qui risque d’aboutir à une sortie sans accord ! Le député européen breton Pierre Karleskind (ancien PS devenu LREM), devenu président de la commission de la pêche, ne semble trouver rien à redire à cette stratégie. Pire, le gouvernement suit cette ligne. Devant la possible catastrophe à venir, Clément Beaune secrétaire d’état aux affaires européennes croit tromper l’opinion en prétendant que la France usera de son veto si l’accord prévu ne convient pas à nos intérêts . La manœuvre n’a rien d’habile : il maquille son alignement sur la ligne dure de l’UE en défense des acteurs économiques français dépendants des échanges avec nos voisins. Il ne faut cependant pas être grand clerc pour comprendre que c’est la menace d’un no deal délétère qu’il laisse planer. Ne pas voir des représentants de notre pays défendre leurs compatriotes est incompréhensible.

Debout La France Bretagne dénonce l’impasse vers laquelle nous nous dirigeons et propose une solution de sortie par le haut. Face à ce risque croissant d’un échec des négociations entre l’UE et la GB, nous demandons à l’Etat français de reprendre la main, d’organiser des négociations directes et bilatérales entre la France et la Grande Bretagne afin de défendre un accord juste dans l’intérêt de la France et de la Bretagne.

David Cabas

Tête de liste de Debout la France Bretagne aux élections régionales

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