BIC : le stylo de la discorde

David Cabas secrétaire départemental de la fédération de Debout La France du Morbihan apporte son soutien aux salariés de BIC et dénonce la dérive et le changement de stratégie du groupe BIC qui rompt avec le « Made in France ».

Le groupe BIC, dont le siège social se situe dans les Hauts-de-Seine (Clichy) a décidé de délocaliser une partie de sa production de stylos de Vannes vers la Tunisie.  33 salariés seront licenciés et contraints de former leurs futurs remplaçants tunisiens. C’est ce qui s’appelle boire le calice jusqu’à la lie. 

Cette décision rompt avec la stratégie de développement made in France longtemps promue par l’entreprise. Elle est un signe négatif qui contribue à accélérer la désindustrialisation massive de notre pays.

Ainsi, le marché français ne devient plus qu’une variable d’ajustement dans la stratégie internationaliste du groupe français.  Cela est d’autant plus affligeant que l’entreprise a pu bénéficier de subventions publiques via le CICE, qu’elle n’aura pas à rembourser. 

Cet exemple révèle surtout le peu d’ambition du gouvernement et du ministre de l’économie Bruno Lemaire à mettre en place une stratégie de ré-industrialisation du pays pour enfin inverser la spirale des délocalisations et lutter contre le chômage. 

Comme nous le recommandons à Debout la France, les aides doivent être conditionnées au maintien de l’emploi en France. Par ailleurs, nous préconisons une baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) pour les bénéfices réinvestis sur le sol français. Cela permettrait d’améliorer l’attractivité de notre territoire.   

Point de fatalité en économie. Le patriotisme intelligent a de l’avenir à condition d’avoir la volonté politique de l’imposer et de créer les conditions de son existence, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.  

David CABAS

Secrétaire départemental Debout La France du Morbihan

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