Régionales 2021 : Laisserons-nous Emmanuel Macron imposer son propre agenda à la démocratie française ?

Depuis quelques jours, les médias reparlent d’un potentiel report des élections régionales après l’élection présidentielle. En réalité, ça a toujours été le plan de l’Élysée. Souvenez-vous ! En juin dernier, lors d’un déjeuner entre le président des régions de France, Renaud Muselier, et le chef de l’État. Emmanuel Macron glissa : «Je vous aide si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous», avant de déclarer «Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires».

Ces propos sont une véritable atteinte à la démocratie française mais le scandale ne s’arrête pas là. L’exécutif ne déroge pas de sa ligne. Cette semaine on apprend de la bouche de Jean Louis Debré : « Lorsqu’on m’a demandé de réfléchir à la tenue des élections départementales et régionales, qui devaient avoir lieu en mars 2021, je me suis assez rapidement rendu compte qu’il y avait beaucoup d’arrière-pensées chez les uns et les autres. Ceux qui étaient à l’origine de cette réflexion avaient un souhait, que j’ai deviné, qui était de reporter ces élections départementales et régionales à beaucoup plus tard, après l’élection présidentielle »

Deux poids deux mesures

Alors que nombre de journalistes et éditorialistes passent leurs journées à nous expliquer que la démocratie américaine est en danger, ils ferment les yeux sur le vol de la démocratie française. A ce sujet, je ne peux que souscrire aux sages propos de Jean Louis Debré : « On ne peut pas confiner ainsi l’expression de la démocratie sans créer des problèmes politiques insurmontables » 

Le vol de la présidentielle 

Au-delà, d’un échec prévisible de la République en Marche lors des prochaines élections régionales, Emmanuel Macron veut continuer à cultiver le désert politique entre lui et Marine Le Pen, afin d’éviter la création de toute alternative sérieuse avant l’élection présidentielle en 2022. 

Résistance 

Par sa gestion calamiteuse de la France, de la crise des Gilets Jaunes, puis de la crise sanitaire, Emmanuel Macron a contribué a renforcer la crise de la légitimité politique en France. Nous ne pouvons lui laisser voler la démocratie français et imposer son agenda politique aux Français.

David CABAS

Tête de la liste Debout La France « La Bretagne avec David CABAS »

« La Bretagne avec David CABAS » soutient l’idée du référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne

L’événement a fait du bruit : 150 élus ont signé dans le JDD du 17 janvier une lettre ouverte au président demandant un référendum le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. L’initiative est curieuse en temps de crise sanitaire mais s’explique sans doute par le désir de peser sur les discussions à venir de la future loi « des 4 D » Décentralisation, Déconcentration, Différentiation, « Décomplexification » (sic). 

Comme la grande majorité des Bretons, nous choisissons de joindre notre voix à celles des signataires. Confier des pouvoirs politiques à des territoires qui ont derrière eux un passé a plus de sens que de créer, comme en 2015, des circonscriptions dont les noms vagues (Grand Est, Haut de France…) disent tout de l’inanité. Tout citoyen renseigné sait que Nantes est historiquement bretonne. Les châteaux des ducs en fera toujours foi. 

En défense de la démocratie locale 

Gare cependant. Les récentes lois de décentralisation instaurant les régions n’ont eu pour conséquence que de rendre la vie politique locale plus opaque (quel citoyen est capable de recenser sans difficulté les compétences de chaque collectivité ?), plus onéreuse (un rapport de 2009 de la cour des comptes le démontre) et plus éloignée des citoyens. A Debout La France, Nous rappelons notre attachement au référendum, à la démocratie locale et à la commune comme cellule de base de note république. 

David CABAS

Tête de la liste régionale Debout La France « La Bretagne avec David CABAS » 

Régis Le Gall

Porte parole de la liste Régionale Debout La France « La Bretagne avec David CABAS »

Ensauvagement de la France rural : Communiqué « La Bretagne avec David CABAS »

Nous apprenons par voie de presse l’explosion de la délinquance dans la France rurale : cette augmentation de la violence est particulièrement préoccupante en Bretagne : plus de 20% d’augmentation en Ille-et-Vilaine, presque autant dans le Finistère et les Côtes-d’Armor.

Quelles sont les causes de cette violence ?

Comme l’a indiqué la préfecture d’Ille-et-Vilaine, il y a bien sûr les mesures de confinement. Dans ce contexte exceptionnel, les violences intra-familiales se sont multipliées. Mais ce n’est pas la seule explication. Il y a une raison profonde à cette crise et elle est malheureusement la même depuis des années : l’inconséquence de ceux qui nous gouvernent.

Listons:

Il y a tout d’abord la désorganisation territoriale des forces de l’ordre, avec la suppression de nombreuses gendarmeries dans la Bretagne rurale. Debout La France l’a publiquement dénoncé lors de la fermeture de celle de la Trinité Porhoët alors que les élus en place gardaient un silence absolu. Notre parti fut également auprès des habitants d’Arzano qui apprirent dans les mois qui suivirent l’abandon de leur gendarmerie que les locaux devaient être réutilisés pour un centre d’accueil de réfugiés.

Il faut ajouter la complaisance de la Justice face à la délinquance et un cruel manque de places de prison. Les maisons d’arrêt sont en surpopulation d’environ 141% sur l’ensemble de la Bretagne.

Parlons enfin de l’absence de régulation efficace de l’immigration. Par leur impéritie, nos gouvernants ont créé de véritables filières qui, à côté de ceux qui peuvent légitimement demander le droit d’asile, font entrer sur notre territoire des individus au profil inquiétant. Nous pensons notamment à l’arrivée massive de « mineurs » isolés étrangers qui a été très mal gérée par l’aide sociale à l’enfance et par les Départements: Ille-et-Vilaine et Finistère en tête. Cette situation cultive un sentiment d’impunité.

La sécurité des Bretons sera la priorité de la Liste Debout La France « La Bretagne avec David CABAS » Notre liste sera au côté des forces de l’ordre pour la réussite de leur mission et le retour de la tranquillité dans notre région.

Nous agirons auprès du gouvernement pour défendre l’intérêt des Bretons :

1) Nous dénoncerons la politique d’immigration du gouvernement ainsi que son nouveau plan d’accueil régional des clandestins.

2) Nous exigerons une augmentation du nombre de places de prison pour que toutes les peines soient exécutées et pour en finir avec un sentiment d’impunité.

3) Nous exigerons une meilleure organisation des forces de l’ordre sur le territoire breton avec une meilleure implication des polices municipales dans le schéma sécuritaire

4) Nous favoriserons une meilleure coopération entre les forces de l’ordre et les initiatives citoyennes de sécurité comme « voisin vigilant ».

5) Nous défendrons les nouvelles technologies au service de la sécurité comme les bracelets anti-rapprochements, les drones ou l’intelligence artificielle.

David CABAS
Tête de la liste régionale Debout La France « La Bretagne avec David CABAS »

Régionales en Bretagne : mille nuances de macronisme

Nous apprenons par voie de presse que la Droite bretonne aurait une nouvelle championne : Isabelle Le Callennec la maire de Vitré. Supplantant Marc le Fur, elle pourrait être la tête de liste LR-UDI aux Régionales. Tout cela semble confirmer que les électeurs bretons auront le choix en juin prochain entre « mille nuances de macronisme ».

Pour les Régionales, la Gauche bretonne est en marche.

A gauche, le « socialiste » Loig Chesnais n’a pour force que d’être un inconnu pour la plupart des Bretons. Il lui sera cependant difficile de cacher longtemps aux moins renseignés qu’il est la doublure de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, et qu’il gouverne actuellement la région avec les Marcheurs. Que dire des Verts ? Europe écologie fait aujourd’hui partie de la majorité « PS-LREM » au conseil régional. De F. de Rugy à B Pompili, l’histoire récente nous a montré que les écologistes se mettent « en marche » sans difficulté.

… et la Droite aussi

Avec I. Le Callennec, la droite bretonne choisit courageusement de ne pas se démarquer. L’ancienne députée LR est la dauphine de P. Méhaignerie soit d’un homme qui a soutenu E. Macron dès le 1er tour en 2017. En ballotage défavorable, I. le Calllenec, a reçu lors des dernières législatives le soutien de la fondatrice du comité en marche d’Ille et Vilaine qui l’a expressément décrite comme « macron-compatible ». Cruel…. Les quelques positions conservatrices qu’elle a pu arborer par le passé ne suffiront pas à masquer la vérité : les Bretons auront le choix entre des hommes et des femmes qui sont d’accord sur l’essentiel.

La pensée de toutes ces personnes nous la connaissons :

Ce sera :

– Toujours plus de transferts de compétences à une UE illégitime car dirigée par des technocrates qui n’ont pas de compte à rendre aux peuples ;
– toujours plus d’illisibilité et d’inefficacité dans le fonctionnement des collectivités locales ;
– toujours moins de protection pour notre économie si fragilisée ;
– toujours les mêmes antiennes morales qui empêchent de prendre les mesures qui s’imposent face à une insécurité endémique.

Trouve-t-on dans ces mouvements des personnes pour remettre en cause comme il se doit la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par le gouvernement ? Notre pays se meurt. Il est temps pour les Bretons, comme pour tous les Français, de faire le choix du bon sens, du courage et de l’honnêteté.

Choisir Debout la France Bretagne avec la liste « La Bretagne avec David CABAS », c’est choisir un véritable changement. Nous ferons face sans faiblir et sans mentir aux défis qui s’imposent. Il est grand temps que les petits calculateurs laissent leur place à ceux qui ne pensent qu’à l’intérêt général.

Régis le Gall
Porte parole de la liste Debout La France Bretagne « La Bretagne avec David CABAS »

En défense du calvaire : Discours de Régis Le Gal à Plorec-sur-Arguenon

Pourquoi sommes-nous ici ?

Pour dénoncer une action et une décision inique. Le calvaire derrière nous date de 1946. Il marque depuis le milieu du XIXe siècle l’entrée du village de Plorec-sur-Arguenon. Cher aux habitants, il a été restauré en 2018 par une association locale. Et pourtant aujourd’hui il est question de le démolir. Pourquoi ? En raison de l’action d’une association, devenue tristement célèbre pour ces coups d’éclat juridiques : la libre pensée. Cette dernière a saisi la Justice pour demander la disparition de ce monument qui ne respecterait pas la loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le tribunal administratif de Rennes, constatant que la croix de Plorec a été érigée après 1905 et qu’elle se tient sur une parcelle appartenant au département des Côtes d’Armor, donc au domaine public, a donné raison à l’association anarchiste en octobre dernier : des pierres dressées devant nos yeux il ne doit rien rester. La situation est inacceptable

La loi de 1905

Il est hors de question pour nous de remettre en cause le principe de laïcité. Il est affirmé dans le préambule de notre constitution et son respect est plus que jamais nécessaire à une époque où l’équilibre entre espace religieux et espace public est menacé par le communautarisme. Nous devons dépasser nos appartenances personnelles pour nous rappeler que nous formons un peuple. La loi sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est un texte fondamental et son article 28 indique bien « : qu’il est interdit, à l’avenir (donc après 1905) d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur un monument public ». Cela semble clair mais doit-on dans le cas présent en rester à ce constat froid ? Bien sûr que non ! Deux dimensions n’ont pas été prises en compte.

Premier problème

Le calvaire semble avoir été construit à l’origine sur un terrain privé : un champ dont l’angle bordant la route d’accès au bourg est devenu propriété du département au moment du démembrement. Le monument n’appartenait donc pas à l’origine au domaine public.

Deuxième problème

La réclamation de la Libre pensée aurait eu du sens en 1946 mais quel intérêt a cette action en 2020 ? Il s’est passé 75 ans. Ce temps très long a transformé le monument. Il se dressait déjà quand les arrières grands-parents de certains habitants des environs étaient dans la fleur de l’âge. Il se fond désormais avec le paysage. Il fait corps avec l’Eglise, la motte féodale et le monument aux morts. Il est de ce qui fonde l’identité du village.

Alors pourquoi faudrait-il le détruire ? Pourquoi faudrait-il même le déplacer (solution parfois avancée) ? Pourquoi faudrait-il attenter à l’âme de Plorec-sur-Arguenon ?

Mais il y a plus. Essayons de prendre plus de hauteur de vue car l’enjeu dépasse je crois les réalités locales.

De la nécessité de l’enracinement

Ce calvaire fait partie de ces petits riens, de ces petits « tout », qui nous rappellent nos racines à nous les Bretons, à nous les Français. Pour le passant qui le croise sur son chemin le monument n’a pas d’âge. Il n’est pas de 1946. Il fait partie de ces milliers d’autres croix qui parsèment les terres de notre région et de notre pays. Il fait partie des échos de notre passé. Que l’on soit chrétien ou non, ces constructions nous rappellent d’où nous venons. Elles permettent de nous souvenir qu’il y eut des gens avant nous et que nous-mêmes aujourd’hui continuons leur histoire comme nos enfants perpétueront la notre.

Une communauté locale, régionale et nationale c’est d’abord une continuité, une succession : un héritage.

Ernest Renan, disait qu’une « nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses à vrai dire n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est la possession d’un riche legs commun, d’un riche legs de souvenirs, l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble la volonté de continuer à faire valoir l’héritage que nous avons reçu indivis ».

Ce propos vaut pour toute société. Nous avons besoin de passé pour continuer à être et nous projeter dans l’avenir. Nous rappeler ce que nous sommes ou ce que nous avons été est essentiel en cette époque difficile pour le pays. En période de grands bouleversements nous avons besoin de sentir qu’il y a des choses qui demeurent et demeureront toujours. Nous avons besoin de familier et d’immuable.

Je terminerai en citant une autre personnalité originaire de notre région : René François de Châteaubriand. Pour clôturer ses Mémoires d’outre tombe, l’écrivain se lance dans une méditation sur les basculements produits par la modernité et la douceur d’un temps d’avant qu’il s’impose de préserver :

« N’y avait-il rien dans la vie d’autrefois, rien dans cet espace borné que vous aperceviez que vous aperceviez de votre fenêtre encadrée de lierre ? […] C’était bonheur de songer que les collines qui vous environnaient ne disparaîtraient pas à vos yeux; qu’elles renfermeraient vos amitiés et vos amours ; que le gémissement de la nuit autour de votre asile serait le seul bruit auquel vous vous endormiriez ; que jamais la solitude de votre âme ne serait troublée, que vous y rencontreriez toujours les pensées qui vous y attendent pour reprendre avec vous leur entretien familier.

Vous saviez où vous étiez né, vous saviez où était votre tombe ; en pénétrant dans la forêt vous pouviez dire : « Beaux arbres qui m’avez vu naître, Bientôt vous me verrez mourir ».

Ces paroles sont d’or. Il faut préserver dans notre environnement des points d’ancrage qui nous raccrochent à notre histoire personnelle comme à l’histoire collective. A Plorec- sur- Arguenon ce calvaire fait partie des éternels. Nous l’avons côtoyé et il doit nous survivre.

Régis le Gall

Porte parole de la liste régionale Debout La France « La Bretagne avec David CABAS »

Secrétaire départemental de Debout la France Finistère