IRM de Ploërmel : Face à l’abandon des territoires, exigeons un bouclier rural.

C’est avec colère que j’apprends la décision de l’ARH d’attribuer le nouvel IRM pour le Morbihan à Vannes au lieu de Ploërmel.

En vérité, c’est une conséquence logique de la loi de santé 2016 qui prévoit les groupements hospitaliers de territoire.

Pour des raisons fallacieuses de mutualisation, cette loi a été votée par notre député Paul Molac et approuvée par Patrick Le Diffon.

Contrairement à M. Le Diffon, je me suis toujours inquiété des risques inhérents à la direction commune de tous les sites hospitaliers de Vannes, Auray, Ploërmel, Josselin et Malestroit. Suite à la fusion des hôpitaux de Vannes et d’Auray en 2000, Auray a perdu de nombreux services, comme les Urgences ou la maternité au profit de l’hôpital de Vannes.

Par naïveté M. Le Diffon ne voyait que des côtés positifs à ces groupements hospitaliers. En revanche sur le précédent d’Auray et de Malestroit, nous avions déjà dénoncé le risque d’une telle concentration des pouvoirs et de la fuite des services et des équipements vers les plus gros hôpitaux.
La décision de l’ARH ne fait que confirmer nos doutes.

Face à ce scandaleux abandon de notre région, je continue à défendre l’instauration d’un bouclier rural pour lutter contre les inégalités sociales, économiques, culturelles et territoriales.

Debout La France dénonce le projet Celtic Interconnector

1 milliard d’Euros (1 000 0000 000 €) de nos impôts jeté à l’eau par la Commission Européenne

Le projet pharaonique Celtic Interconnector avance à pas forcé. Pour la modique sommes de un milliard d’euros, soit plus de 650 Euros par foyer fiscal breton, RTE (France) et EirGrid (Irlande) vont créer, sur le dos du contribuable, une liaison électrique sous-marine d’environ 575 km permettant l’échange d’électricité entre la France et l’Irlande. Ce projet reliera la côte nord de la Bretagne et la côte sud de l’Irlande.

Nous nous interrogeons sur l’opportunité et la nécessité de ce projet d’un point de vue environnemental, sociétal et économique.

Les arguments de la Commission Européenne sont fallacieux

Le projet permettrait d’accélérer la transition énergétique européenne, en favorisant le développement des énergies renouvelables et favoriser l’échange de l’énergie entre la France et l’Irlande. Vraiment ?

Comme chacun le sait, la Bretagne produit très peu d’électricité. D’ailleurs, RTE (porteur du projet) menace souvent la Bretagne de black out électrique. Dans ce cas, comment serions nous en mesure d’envoyer de l’énergie en Irlande? Dans le cas contraire, si c’est pour importer l’électricité d’Irlande, il serait alors plus judicieux et efficace de construire une centrale électrique en Bretagne.

En effet, les pertes du réseau électrique sur d’un fil de 575 km sont immenses, l’impact environnemental pour la fabrication du fil est très élevé, enfin, l’émission de CO2 par kWh électrique est environ 13 fois supérieure en Irlande par rapport à la France.

En résumé, aussi bien à l’importation ou à l’exportation, la Bretagne n’a rien à gagner.

Debout la France est euro-réaliste

Nicolas Dupont Aignan et Debout La France ont mis au coeur de la campagne des élections européennes la suppression des gaspillages de Bruxelles.

Le milliard de ce projets, anti-développement durable, serait judicieusement investi dans les projets d’innovation pour le futur comme la plan européen de recherche contre le Cancer, ou pour la recherche dans les panneaux solaire du futur.